• Jacques Benyounes

En quoi la supervision est-elle indispensable dans le métier de coach?

La supervision est avant tout une situation régulière de prise de distance sur sa pratique professionnelle et un espace de développement autant personnel que professionnel.



Qu’est-ce que la supervision ?

La supervision est une démarche de renforcement de la professionnalisation de coach, de croissance professionnelle et aussi de ressourcement et développement personnel (l’objectif étant de mieux se connaître et mesurer l’impact sur autrui, assumer sa singularité pour oser devenir ce que l’on est !). Ce tout s’inscrit dans un continuum de temps tout au long de l’exercice du métier d’accompagnement.


La supervision est un espace protégé, confidentiel et intime, qui favorise la distanciation tant sur le plan mental et intellectuel :

  • Prise de recul sur sa pratique professionnelle

  • Observation et analyse de sa pratique

  • Conscience de sa posture et de ses actes

  • Regard diagnostic porté sur le client (enjeu de développement, besoin psychologique, croyances, peur, etc.) et de son système (et dans son système).


…que sur le plan émotionnel et énergétique :

  • Discerner et nommer ses ressentis et impressions

  • Comprendre ses émotions (nature, source, impact sur l’autre, conséquence pour soi)

  • Etre en capacité de les relier à ce qui se joue en soi (enjeu de développement, besoin psychologique, croyances, peur, etc.), et dans la relation avec son client (analyse des éléments transférentiels, projections, résonances).

Ainsi, la supervision contribue à :

  • La sécurité de la pratique professionnelle : pratique éthique (résoudre ses dilemmes), respect de la déontologie relative au métier, conscience et utilisation saine des éléments transférentiels

  • La qualité de la pratique professionnelle : posture ajustée, méthodes et outils adaptés, tactique d’intervention, gestion et régulation des processus interactionnels

  • L’enrichissement de la pratique professionnelle : ouverture à d’autres cadres théoriques et courants de pensée, observation des synchronicités et des signaux subtils, écoute de ses intuitions.



La supervision : un espace de développement !


Elle permet aux professionnels de l’accompagnement d’élargir leur capacité de discernement, de s’ajuster de façon éclairée et d’aborder les situations complexes, sensibles, voire compliquées, plus sereinement.


La supervision est aussi un espace d’émergence de la créativité et de l’innovation, de réponses aux interrogations de ses besoins de développement et aspirations professionnelles, et de co-création (échanges en émergence collective avec des pairs dans le cadre d’un groupe de supervision).


Elle est également un espace de capitalisation de ses expériences professionnelles permettant de :

  • Mettre en perspective ses compétences grâce à une triple approche réflexive, somato affective et interactive, et une pensée critique et régulatrice

  • Transférer les processus de succès et être en capacité de les valoriser.




Quelle supervision et quel superviseur choisir ?

Nous pouvons facilement observer autant d’approches que de courants de pensée et cadres théoriques : chaque superviseur de coach s’inspire d’au moins un courant de pensée ou cadre théorique, allant des approches analytiques (analyse freudienne ou jungienne, neurosciences, etc.) aux approches comportementalistes (AT, Gestalt, PNL, etc.), systémiques, existentielles (méthodes s’inspirant de démarches initiatiques traditionnelles ou autres) ou intégratives (usage harmonieux de plusieurs cadres théoriques).



Le premier choix, comme en matière thérapeutique, est basé sur la méthode de supervision. C’est essentiel à deux titres :

  • Il doit permettre d’explorer des horizons de pratique professionnelle inconnus ou méconnus

  • Il doit renforcer le travail sur soi, le processus de développement personnel, là aussi en optant pour un courant de pensée et une méthode qui supposent de nous entraîner sur nos zones d’effort.

> Exemple : choisir l’approche gestaltiste mettant l’accent sur ce qui se joue dans la relation à l’autre et permettant d’explorer les champs physiques et émotionnels lorsque nous avons une réelle tendance à mentaliser.


Le deuxième choix porte sur l’alternative « supervision individuelle / groupe de supervision » :

Chacune de ces options offre des avantages distincts : espace de confidentialité incontestable pour la première, perspective d’émergence collective pour la seconde. Mais aussi des limites différentes : impossibilité de « se frotter » à des pairs pour la première, dévoilement de soi mesuré pour la seconde.

La combinaison des deux méthodes est aussi une option. Mais avant tout, le coach supervisé doit se sentir alaise dans la méthode choisie, sans pour autant rester dans sa zone de confort !


Le troisième choix porte sur la personne elle-même du superviseur. Trois critères sont à considérer :

  • Le degré d’alliance : la qualité du contact, le désir de travailler ensemble, le niveau de confiance a priori (éthique, déontologie, profil de personnalité)

  • La nature du transfert : « donner » au superviseur le « pouvoir » d’apporter un réel soutien, d’aider à se développer tant sur le plan professionnel que sur le plan personnel

  • Une expérience incontestable dans les métiers de l’accompagnement.

En espérant avoir pu préciser quelques points et satisfaire, même partiellement, votre curiosité !


> Visitez notre page dédiée à la supervision pour coach : Supervision


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