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Le mal-être n’est pas une fatalité

Pour faire suite à un précédent article sur le sujet du mal-être grandissant des managers, je propose de donner quelques clés de lecture pour aider à prendre conscience des mécanismes mis en place, souvent inconsciemment, pour s’enfermer dans des croyances limitantes, du type « je ne peux rien changer », et sortir ainsi de la position de « victime » pour devenir auteur ou autrice de sa destinée. Que faire contre la résignation ?


image article supervision pour coach à toulouse - JB Consultant


D’abord des éléments de contexte sur le monde du travail aujourd’hui 


Certes, les conditions de travail se durcissent : 


  • Les transformations organisationnelles se succèdent de plus en plus fréquemment (« On est à peine sortis d’une transfo qu’une nouvelle est annoncée »), 

  • L’exigence de performance ne cesse de croître (« faire plus et mieux avec moins ») comme une spirale infernale : nous ne sommes plus à l’époque de l’optimisation des processus de fonctionnement pour gagner en efficience, 

  • Les rituels qui permettaient de renforcer les liens (les échanges informels autour d’un café, les réunions en présentiel, les entretiens en face à face, les déjeuners pris ensemble, les afterworks) disparaissent progressivement au profit de l’instauration de liens virtuels (le télétravail, les réunions en visio qui s’enchaînent les unes après les autres pendant des journées entières, les Teams et bien-sûr les mails qui s’empilent et qui sont instrumentalisés pour exiger l’immédiateté), 

  • Les relations courtoises ont laissé la place à des rapports tendus où l’agressivité, voire la violence des mots et des actes, deviennent la norme dans les échanges sociaux : les incivilités de la rue se sont introduites dans l’entreprise sous la forme de propos vexatoires, de jugements sur les personnes, d’insultes, 

  • Les messages paradoxaux encombrent l’espace de communication et « affolent les boussoles » : plus on parle de « qualité de vie au travail » et de « lutte contre les risques psychosociaux », plus on constate de mal-être, d’absentéisme pour arrêt de travail, de dépression, de burn-out (les statistiques officielles en apportent la preuve), 

  • Les injonctions paradoxales sont bien présentes dans le paysage professionnel : on n’a jamais autant parlé d’autonomie, de délégation, de responsabilisation, d’empowerment, dans des organisations professionnelles qui déploient des processus de contrôle de plus en plus lourds et contraignants, sous le vocable de « reporting ». La culture de la confiance est un mirage. 


Faut-il pour autant se résigner, subir, se soumettre ?



Une première option de « sortie » : refuser de se résigner 


Combien de fois ai-je entendu : « Je ne peux pas faire autrement, je suis obligé de, si je ne le fais pas ce sera pire, je n’ai pas d’autre solution, je ne peux rien changer, etc. ». L’enjeu n’est pas de changer le système, d’inverser la dynamique en œuvre car ce serait illusoire et faire preuve d’une grande naïveté.



L’enjeu est de se préserver sans tomber dans la passivité, ni dans un combat perdu d’avance. 



La méconnaissance en Analyse Transactionnelle :


La Passivité est un concept qui renvoie au concept de méconnaissance : méconnaissance des symptômes d’un dysfonctionnement, méconnaissance des causes d’un dysfonctionnement, méconnaissance sur la capacité à changer des choses, méconnaissance sur la capacité à changer soi-même (changer de regard, changer de posture, être plus assertif).


La capacité à méconnaître est un mécanisme de défense inconscient pour ne pas avoir à lutter contre soi et pour répondre à une peur ou une croyance limitante : lutter contre la peur de dire « non », de s’affirmer, lutter contre la crainte de déplaire, lutter contre l’image que l’on veut donner de soi (« Un gentil petit garçon, une gentille petite fille »), lutter contre ses croyances et certitudes (« Il faut être un bon petit soldat pour être apprécié, reconnu »), lutter contre le poids des habitudes (« J’ai toujours fait comme ça », « De toute façon, ça ne changera pas »). 



Le risque d’une spirale infernale :


Ces dangers guettent principalement les « perfectionnistes », ceux et celles qui ne peuvent se satisfaire du « juste correctement fait », et les « loyalistes », ceux et celles qui, par excès de loyauté, ne peuvent imaginer faire moins ou autrement que conformément aux directives reçues. 


Ce mécanisme de défense conduit immanquablement à répéter les mêmes comportements, les mêmes scenarii ... qui conduisent aux mêmes effets : l’épuisement, la culpabilité, le dégoût de soi, puis la résignation et la passivité.

En fait, notre pire ennemi c’est nous-même. L’autre n’a pas besoin de faire de gros efforts pour nous asservir : nous le faisons nous-mêmes. 



Parce que notre meilleur ami c’est nous-même, il est donc primordial de refuser la résignation !



Qu’en pensez-vous ? Si vous avez aimez cette article vous pourrez découvrir le mois prochain la suite avec une seconde option de « sortie de crise » : comment retrouver le plaisir et l’estime de soi.


Cet article ne trouve pas son origine dans l’IA, mais est bien le fruit de mes observations et réflexions personnelles nourries par l’expérience et la lecture d’ouvrages de sciences humaines. 


N'hésitez pas à partager cet article sur vos réseaux sociaux préférés et à nous laisser un commentaire afin d’échanger et de débattre sur le sujet, alors à vos plumes !




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