Le Coaching Initiatique - Partie 2

Avant toute chose, je vous présente mes meilleurs vœux, d’abord de santé, puis d’amour et d’harmonie, et enfin d’expression de vos talents et réussite dans ce que vous entreprendrez.


L’expression des vœux peut vous paraître dépassée, voire dérisoire au vu de l’année 2020 que nous venons de traverser. Pour moi, il n’en est rien : partager nos vœux, c’est maintenir le lien social, lui reconnaître toute son importance surtout lorsqu’il a été malmené par des cortèges de confinement, couvre-feu, lieux de rencontres et partage social fermés. C’est lui reconnaître symboliquement toute sa valeur.


Je vous invite maintenant à découvrir la partie II de mon article sur le Coaching initiatique, dont la première partie a été publiée au début du mois de novembre 2020.






Le coaching initiatique : les principes-clés de cette démarche singulière d’accompagnement


Comment définir le « coaching initiatique » ?


D’une manière habituelle, l’enjeu d’un coaching est de développer les talents et la performance de celui ou celle que nous accompagnons.


Dans ce genre de démarche, une première question se pose : la personne qui est en face de nous se sent-elle objet de son environnement ou sujet-acteur de sa destinée ? Se sent-elle capable de transformer les choses qui se présentent à elle ou incapable d’agir sur les situations qui la paralysent ?


Tout l’enjeu d’un coaching est d’aider la personne à reprendre progressivement les manettes de sa destinée. Et pour aller le plus loin possible dans cette reprise en main de son pouvoir d’agir, nous, coachs, lui proposons une démarche appropriée pour passer du sentiment d’impuissance (ou de toute puissance aussi, sentiment animé par l’illusion du « pouvoir sur ») à la puissance d’agir, à retourner des situations apparemment immuables ou bloquées.


C’est cette démarche que nous nommons « coaching initiatique ».



Initier, c’est débuter quelque chose…


Dans le mot « initiatique », il y a le mot « initiative » : il s’agit de reprendre l’initiative, être à l’initiative. Initier, c’est débuter quelque chose, c’est créer une nouvelle histoire, à partir d’un nouveau scénario. Pour y parvenir, il est essentiel de se mettre, ou se remettre, à l’origine de ce qui nous arrive. Si nous ne le faisons pas, nous restons forcément « objet » de la situation.


Le rôle du coach dans une posture initiatique est d’aider la personne accompagnée à se mettre à l’origine de ce qui lui arrive, pour prendre en main sa destinée.


Dans cette posture, le coach prend appui sur 4 principes-clés, une méthode singulière et un mode opératoire spécifique en 7 étapes, dont nous allons développer la première partie dans la suite de cet article.


Les 4 principes-clés favorisant la posture initiatique


L’accompagnement initiatique repose sur 4 principes-clés :

  • Responsabilité

  • Synchronicité

  • Résilience

  • Recherche de l’harmonie des contraires


Le principe de responsabilité


Le premier principe est de sortir de la posture « objet » pour devenir « sujet » : « je suis à l’origine de ce qui m’arrive, je suis sujet de ce qui m’arrive, je suis à l’origine de mon histoire », « je suis responsable de ce qui m’arrive » (responsable, mais non coupable). Cela rend la position de victime impossible. Il s’agit de se mettre en tension pour accomplir les inaccomplis, sans attendre des autres, car « je suis co-créateur de mon existence ».


Nous pouvons même aller jusqu’à imaginer que nous provoquons les évènements que nous traversons, nous les choisissons même (rencontres, épreuves) en tant que « miroir » de notre inaccompli.


A l’appui de ce postulat, nous pouvons considérer que notre objectif initiatique est de « sortir de nos répétitions (évènements, résultats) » en prenant conscience de notre responsabilité.


La responsabilité est l’étape du deuil du sentiment de culpabilité ou de victimisation : il s’agit d’en finir définitivement avec la plainte et d’être conscient « d’être à l’origine de ce qui m’arrive ».


Les crises sont alors considérées comme des opportunités de ne pas répéter les mêmes erreurs ou de ne pas rester dans ce qui est devenu obsolète. Ce sont des épreuves initiatiques d’un passage « d’un avant » à « un après » : « j’ai grandi, le costume ne me va plus, je décide d’en changer ».


Le processus de responsabilité s’articule ainsi autour des 3 axes :

  • Passer du « pourquoi ? » au « pour quoi ? », aux finalités. Se poser la question du sens. Il y a ici une différence fondamentale avec le travail psychothérapique ou psychanalytique.

  • Rester au-dedans de soi : être centré sur soi.

  • Considérer les crises comme des opportunités à laisser mourir ce qui est devenu obsolète ou indésirable.


Le principe de synchronicité


Le deuxième principe renvoie à la psychologie analytique développée par le psychiatre suisse Carl Gustav Jung.


La synchronicité est l’occurrence simultanée d’au moins deux évènements qui ne présentent pas de lien de causalité, mais dont l’association prend un sens particulier pour la personne qui les perçoit. La rencontre avec un évènement synchronistique revêt un haut degré de signifiance pour la personne concernée, et apparaît surtout d’une manière fortuite, voire choquante pour le sens commun, à tel point que la personne s’en trouve transformée.


C’est la conscience que des évènements n’arrivent pas par hasard. Le travail consiste alors à s’entraîner à développer cette conscience des choses, ce qui nous permet de gagner en marge de manœuvre en accédant au sens.



Le principe de résilience


La résilience est le phénomène psychologique qui consiste, pour un individu affecté par un traumatisme, à prendre acte de l’évènement traumatique pour ne plus vivre dans la dépression et se reconstruire (cf. Théories de Boris Cyrulnik).

La résilience serait rendue possible grâce à la structuration précoce de la personnalité, par des expériences constructives de l’enfance (avant la confrontation à des faits potentiellement traumatisants), et parfois par la réflexion ou la parole, plus rarement par un encadrement médical ou un suivi psychothérapique.

C’est la capacité à, non seulement surmonter, mais surtout à dépasser le traumatisme, et ainsi vaincre les résistances au changement.

Il s’agit alors de clore nos histoires, choisir de devenir heureux et nous réconcilier avec le plaisir. Il s’agit d’être co-créateur de sa destinée, en dépit de son destin. Sans se considérer victime, ni sauveur.

« Il s’agit d’assumer la responsabilité de ses choix. »

S’offre alors l’accès au renouveau, au sens où la personne engagée dans son processus de développement selon la méthode initiatique a trouvé sa voie et sa juste place.

En espérant avoir su aiguiser votre curiosité, je vous donne rendez-vous au mois de mars pour la troisième et dernière partie de cette série consacrée au coaching initiatique. Nous y développerons le quatrième principe-clé, celui de la recherche de l’harmonie des contraires.


Jacques BENYOUNES



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